ARISS IUT de Nantes 13 octobre 2021

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Une journée inoubliable pour tous les participants.

Vous pouvez voir les photos sur le site:

http://galerie.arala.fr

L’article de Ouest-France du 14 octobre 2021 dans les pages Nantes Métropole:

Allô l’espace, projet qui réunit plusieurs établissements scolaires, est
l’un des dix projets français retenus par l’Ariss (Amateur radio on the
international space station) pour établir une liaison avec la station
spatiale ISS : Les élèves de l’école Louis-Armand, à Carquefou, et du
collège Les Sables d’or, de Thouaré-sur-Loire, ont pu poser leurs
questions à Thomas Pesquet.
Ouest-France:
Hier, les élèves de plusieurs établissements scolaires ont parlé en
direct avec le spationaute Thomas Pesquet, depuis une station
émettrice de l’IUT de Carquefou.

Reportage
« On va vous demander le silence le plus absolu. Mettez votre
téléphone en mode spatial… Il reste 2’52 avant le contact. 1’50… »
Légère fébrilité dans le hall de l’IUT de Carquefou. Dans quelques
secondes et des poussières, la liaison doit être établie avec le
spationaute Thomas Pesquet, depuis l’ISS, la station spatiale
internationale. Aux manettes : l’Arala, Association des radioamateurs de
Loire-Atlantique.

Des mois que tout ce petit monde attend LE moment. Dans la salle,
des élèves de l’école Louis-Armand, de Carquefou, des collégiens des
Sables d’or, à Thouaré-sur-Loire, et des étudiants de l’IUT. Les plus
jeunes ont préparé des questions. Les étudiants eux, ont travaillé sur la
conception, la réalisation, la motorisation et la commande de la
plateforme de positionnement d’antenne qui doit suivre le déplacement
de l’ISS depuis le toit de l’IUT. « On avait un cahier des charges assez
complexe, avec des contraintes, expliquent Éloïse Madec et Lucas
Blouin, deux des six étudiants qui ont bossé sur le projet, pendant leur
deuxième année de Génie mécanique et productique. Il faut par
exemple suivre l’ISS à un degré près, alors que l’antenne à un angle de
20 degrés. »
Du temps plein, de janvier à juin dernier, de la pression et pas mal
de fierté. « Le prestige du projet nous a vraiment motivés » , avoue
Lucas. Même ceux qui, a priori, comme Éloïse, ne se souciaient pas
plus que cela, auparavant, de ce qui se passe dans l’espace.
« Maintenant, quand j’entends parler de Pesquet, forcément, je m’y
intéresse, dit-elle. Et là, j’ai une petite appréhension. Pourvu que ça
marche. »
Allô, l’espace

« C’est une transmission expérimentale. Il y a un risque que ça ne
fonctionne pas, rappelle Christophe Plot, coordinateur du projet et
professeur d’électronique et automatique à l’IUT. Le problème, ce n’est
pas la distance : la station est à 400 km au-dessus de nos têtes. Mais
l’ISS se déplace à 28 000 km/h. Faut la suivre. » Noélie, en CM2 à
Louis-Armand, est un peu tendue. « J’ai hâte de lui parler, souffle t-elle.
Ce qu’il fait nous apprend plein de choses. »
Silence dans la salle et grésillement sur la ligne. Marche, marche
pas ? Dix minutes chrono de direct sont prévues. Pas une de plus. Les
deux trois premières réponses de Thomas Pesquet se perdent dans les
limbes. Légère tension. Mais ça y est, c’est bon. « Qu’est-ce que tu as
ressenti quand tu as su que tu serais commandant de l’ISS ? »« Quels
changements liés à l’activité humaine avez-vous remarqués depuis
votre dernier voyage ? »« C’est quoi le plus amusant dans l’espace ? »

Les questions s’enchaînent, ponctuées chacune d’un « over »,
langage radio pour signifier « à vous de parler. » À l’autre bout, Thomas
Pesquet répond sans aucun blanc. Pas le temps de bafouiller.
Réponses nettes, précises, détaillées. On retiendra que les incendies et
les tempêtes tropicales ont augmenté depuis son dernier voyage. Que
la planète Mars n’est pas un plan B à l’habitat sur Terre. Que ça l’amuse
de voler, flotter et rebondir contre les murs…
Mais l’ISS s’éloigne. Grésillement de nouveau. « On l’a perdu ! » Pas
de chance pour les deux fillettes qui devaient poser les deux dernières
questions. Mais pas de quoi ternir la satisfaction du rendez-vous
accompli. Noélie savoure. Sa question au spationaute ? Si la terre n’était
plus viable, pourrait-on vivre dans un vaisseau dans l’espace ? « Je n’ai
pas tout entendu. Mais il a dit que ce n’était pas dans les projets et que
la terre était encore viable », rapporte-t-elle. Elle en revient à peine de lui
avoir parlé. « Je ne m’attendais pas à ressentir ça, avoue-t-elle, les yeux
brillants. J’ai vraiment été émue. »

Yasmine TIGOÉ.

Dans Presse-Océan:

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